Le blog d'Olivier

26 mars 2012

Transformation et changement d'adresse ...

Très cher lecteur, l'intérêt provoqué par certains thèmes de mon blog m'amène à en homogénéiser le contenu et à vous en faciliter l'accès.

Aussi, je vous propose de retouver sur ce nouveau blog les articles Orient/Occident réunis depuis l'été dernier et comparant quelques thèmes propres à chacune de ces cultures :

http://yiking.canalblog.com/

 

Vous y trouverez regroupés les points de vue concernant :

  • l'approche du Yi Jing, classique de la littérature chinoise, par le novice que je suis,
  • une première analyse distinguant héritage grec d'un côté et sagesses chinoises de l'autre,
  • un éclairage sur le culte occidental du changement au regard de la notion de transformation mûrit lentement dans l'empire du milieu.

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09 janvier 2012

La "Golden list" de mes 63 films de chevet


Voyage Tokyo                     Vertigo                     Le Kid                         


Ce début d'année est l'occasion pour de nombreux magazines de dresser des listes de films "préférés" de l'année passée. Et la presse de s'enthousiasmer devant le nombre d'entrées records pour 2011. La qualité des films pourrait-elle expliquer en partie cet engouement ?

L'année écoulée ne constitue pas à mes yeux un grand cru, peut-être parce-que j'ai profité de ces derniers mois pour regarder beaucoup de chef-d'oeuvres des décennies précédentes ... Seuls, sur la dizaine de films visionnés sortis en 2011, Christophe Honoré avec ses "Bien-aimés" et "l'Habemus papam" de Nani Moretti m'ont vraiment emballés.

Des films de réalisateurs dont j'approuve généralement le travail, comme "The tree of life" de Terrence Mallick, "La Piel que habito" d'Almodovar, "Minuit à Paris" de Woody Allen ou encore "Melancholia" de Lars Von Trier, m'ont un peu laissé devant la porte (même si généralement c'est ce type de films "tortueux" que j'apprécie en les revoyant une seconde fois).

En fin de compte, emporté par mon élan, c'est une liste d'une toute autre ampleur que je soumets ici, ni plus ni moins que les soixante films qui m'ont le plus marqué, en raison aussi bien du travail cinématographique que de l'histoire en elle même. Classement illusoire, chaque seconde qui passe m'entrainant à changer l'ordre des films, à en enlever ou en rajouter. Je tiens bon ... et voilà !

 

Oups, j'allais oublier "Les raisins de la colère", "Vol au dessus d'un nid de coucou" et ... Polanski ! Bon ça fait une liste de soixante trois films, je n'ai pas le coeur à en enlever d'autres !

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  1. Voyage à Tokyo - Yasujiro Ozu, Chishu Ryu, Chieko Higashiyama, Setsuko Hara (1953)
  2. Sueurs Froides [Vertigo] - Alfred Hitchcock James Stewart Kim Novak Henry Jones (1958)
  3. Le Kid - Charles Chaplin Jackie Coogan Carl Miller Edna Purviance (1921)
  4. The shop around the corner - Ernst Lubitsch Margharet Sullavan James Stewart Frank Morgan (1940)
  5. Annie Hall - Woody Allen Diane Keaton, Tony Roberts (1977)
  6. 2001 l'odyssée de l'espace - Stanley Kubrick Keir Dullea Gary Lockwood (1968)
  7. Jules et Jim - François Truffaut Jeanne Moreau Oskar Werner Henri Serre (1961)
  8. Le Décalogue - Krzysztof Kieslowski Maja Komorowska Henryk Baranowski (1987)
  9. Les 7 Samourais - Akira Kurosawa Toshirô Mifune Takashi Shimura (1954)
  10. La Ligne Rouge - Terrence Malick Sean Penn Jim Caviezel Ben Chaplin (1999)
  11. Le locataire - Roman Polanski Isabelle Adjani Melvyn Douglas (1976)
  12. Le Parrain - Francis Ford Coppola Marlon Brando Al Pacino James Caan (1972)
  13. Le Genou De Claire - Eric Rohmer Jean-Claude Brialy Laurence de Monaghan (1970)
  14. Le Mepris - Jean Luc Godard Brigitte Bardot Michel Piccoli Fritz Lang  (1963)
  15. Drowning by Numbers - Peter Greenaway Joan Plowright Juliet Stevenson (1988)
  16. La chambre du fils - Nanni Moretti Laura Morante Jasmine Trinca (2001)
  17. Volver - Pedro Almodóvar PenélopeCruz Carmen Maura Lola Dueñas (2006)
  18. Solaris - Andrei Tarkovski Natalia Bondartchouk Dodnatan Danionis Jüri Järvet (1972)
  19. Une Nuit A L'opera - Sam Wood Groucho Marx Chico Marx Harpo Marx (1935)
  20. Lumière Silencieuse - Carlos Reygadas Cornelio Wall Miriam Toews Maria Pankratz (2007)
  21. A Serious Man - Joel Coen Ethan Coen Michael Stuhlbarg Sari Lennick Richard Kind (2010)
  22. Citizen Kane -Orson Welles Joseph Cotten, Everett Sloane (1940)
  23. Taxi Driver - Martin Scorsese Robert De Niro Jodie Foster Albert Brook Harvey Keitel (1976)
  24. La Liste Schindler - Steven Spielberg Liam Neeson Ben Kingsley Ralph Fiennes (1994)
  25. Assurance sur la mort - Billy Wilder Fred MacMurray Barbara Stanwyck Edward G. Robinson (1944)
  26. Cet obscur objet du désir - Luis Bunuel Fernando Rey Carole Bouquet Ángela Molina (1977)
  27. Casablanca - Michael Curtiz Humphrey Bogart Ingrid Bergman (1942)
  28. Les Raisins de la colère - John Ford Henry Fonda, Jane Darwell, John Carradine (1947)
  29. Cria Cuervos - Carlos Saura Géraldine Chaplin Ana Torrent Conchita Perez (1976)
  30. Amarcord  - Federico Fellini Magali Noël Bruno Zanain Pupella Maggio (1974)
  31. Lettres D'Iwo Jima - Clint Eastwood Ken Watanabe Kazunari Ninomiya Shido Nakamura (2007)
  32. La nuit du chasseur - Charles Laughton Robert Mitchum Shelley Winters Lillian Gish (1955)
  33. Scènes de la vie conjugale - Ingmar Bergman Liv Ullmann, Erland Josephson (1973)
  34. Les Vacances De Monsieur Hulot - Jacques Tati  Nathalie Pascaud Michele Rolla (1953)
  35. Vincere - Marco Bellocchio Giovanna Mezzogiorno Filippo Timi Fausto Russo Alesi (2009)
  36. Printemps Ete Automne Hiver Et Printemps - Kim Ki-duk Oh Young-su Young-Min Kim (2004)
  37. De l'eau tiède sous un pont rouge - Shohei Imamura Koji Yakusho Misa Shimizu (2001)
  38. Buena Vista Social Club - Wim Wenders Compay Segundo Eliades Ochoa Ry Cooder (1999)
  39. Théorème - Pier Paolo Pasolini Terence Stamp Silvana Mangano Massimo Girotti (1969)
  40. La Règle du Jeu - Jean Renoir Marcel Dalio Nora Gregor Roland Toutain (1939)
  41. La Sentinelle - Arnaud Desplechin Emmanuel Salinger Jean-Louis Richard Thibault de Montalembert (1992)
  42. Still Walking - Hirokazu Kore-Eda Hiroshi Abe Yoshio Harada (2009)
  43. Mon Tresor - Keren Yedaya Ronit Elkabetz Dana Ivgy Meshar Cohen (2004)
  44. Vol Au Dessus D'un Nid De Coucou - Milos Forman Jack Nicholson Louise Fletcher  (1976)
  45. Gladiator - Ridley Scott Russell Crowe Joaquin Phoenix (2000)
  46. Une Histoire de Violence - David Cronenberg Viggo Mortensen Maria Bello Ed Harris (2005)
  47. Les Biens Aimes - Christophe Honoré Chiara Mastroianni Catherine Deneuve Ludivine Sagnier Louis Garrel Milos Forman (2011)
  48. Le Ruban Blanc - Michael Haneke Christian Friedel Ernst Jacobi (2009)
  49. La rivière sans retour  - Otto Preminger Robert Mitchum Marilyn Monroe Rory Calhoun (1954)
  50. Le Faucon Maltais - John Huston Humphrey Bogart Mary Astor Peter Lorre (1946)
  51. Sexe, Mensonges et Vidéo - Steven Soderbergh Andie MacDowell James Spader (1989)
  52. Les Aventures de Rabbi Jacob - Gérard Oury Louis De Funès Claude Giraud Suzy Delair (1973)
  53. Le Mécano de la General - Clyde Bruckman Buster Keaton Marion Mack Charles Smith (1927)
  54. Voyage En Italie  - Roberto Rossellini Ingrid Bergman George Sanders Leslie Daniels (1953)
  55. Qui A Peur De Virginia Woolf - Mike Nichols Richard Burton Elizabeth Taylor George Segal (1966)
  56. Sailor et Lula - David Lynch Nicolas Cage Laura Dern Willem Dafoe (1990)
  57. Le Samourai - Jean-Pierre Melville Alain Delon François Périer Nathalie Delon (1967)
  58. Il était une fois dans l'ouest - Sergio Leone Charles Bronson Henry Fonda Claudia Cardinale (1969)
  59. La Passante Du Sans-Souci - Claude Sautet Romy Schneider Bruno Cremer Claude Brasseur (1982)
  60. La Visite De La Fanfare - Eran Kolirin Sasson Gabai Ronit Elkabetz Saleh Bakri (2007)
  61. La Ciociara - Vittorio De Sica Sophia Loren Jean-Paul Belmondo Renato Salvatori (1961)
  62. Carnets de Voyage - Walter Salles Gael García Bernal Rodrigo De la Serna Mercedes Morán (2004)
  63. Police Python 357  - Alain Corneau Yves Montand François Périer Simone Signoret (1976)

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En fait une quasi uninimité se fait sur les 20 premiers films et tout particulièrement sur les cinq premiers. Je ne présente systématiquement qu'un seul film par réalisateur mais sur la liste des vingt premiers noms, j'aurai pu citer la quasi totalité des films de leur production (mis à part peut-être Godard et les frères Marx assez inégaux). Le temps n'a pas d'emprise sur les chef d'oeuvres et au bout de 90 ans Charlot et son "Kid" trouve toujours la bonne combinaison entre rire et émotion.

Pour répondre à ma première question au sujet de la fréquentation en hausse et en prenant le temps de regarder ma liste plus attentivement, il me semble qu'après un "creux" très relatif autour des années 80 et 90, la qualité revient en force en ce début de siècle, aussi bien pour des films français, américain, asiatique, qu'Israélien ou Iranien pour ne citer que les découvertes et confirmation de ces dix dernières années. En résumé la fréquentation des salles serait aussi "boostée" par la qualité croissante des films depuis le début des années 2000 ... qu'en penses tu ?

Un mot quand même sur les deux premiers films de ma "golden list", "Voyage à Tokyo" et "Sueurs froides", ils ne sont pas si bien placés par hasard.

Un critique japonais a pu dire du film d'Ozu qu'il constituait une expérience cinématographique en soit puisqu'à l'inverse de ce qui se produit généralement, c'est "le film ici qui semble regarder le spectateur" et non l'inverse ! Avec cette histoire très simple d'un couple de grands parents se déplaçant à Tokyo pour rendre visite à leurs enfants et petits enfants, Ozu nous scanne de la tête au pied, du coeur à l'épiderme, et nous renvoie une terrible question sur notre identité, bien loin en fin de compte de l'univers tokyoïte de l'après guerre et en pleine modernité. Qui sommes nous à vouloir forger coûte que coûte cet individualisme démentiel, au risque de nous couper de nos racines et d'affronter des précipices toujours plus profonds ? ... Pour le traitement si particulier de l'image, pour le regard d'Ozu et la qualité des jeux d'acteurs je ne peux que recommander chaudement ce film, tout y est limpide.

Un dernier mot sur "Vertigo", je l'ai revu hier soir pur être sûr et .... c'est bien l'un des meilleurs films de Maître Alfred, même si au demeurant on peut regretter ses présentations toujours too much et grandiloquentes. Hitchcock y concocte avant l'heure psychédélisme et psychanalyse yéyée des années 60. Dans la forme comme dans le fond, Sueurs Froides est un entrelac de situations, un labyrinthe de signifiants plus ou moins immergés. Comme l'ont justement remarqué quelques critiques de cinéma, paysages urbains et paysages mentaux se confondent, jusqu'aux sous bois inquiétants des forêts de séquoias géants bordant san Francisco, et jusqu'à nous donner à voir les circonvolutions des cerveaux névrosés de James Stewart et Kim Novak ... et ces jeux de couleur, le vert en particulier, annonciateur de folie .... à chaque séance on en découvre toujours d'avantage, sans parler de la production totale de Hitchcock dont je n'ai toujours pas fait le tour !


Un mot pour finir au sujet d'un classement des plus interessant, la sélection décenal des meilleurs films de la revue Sight & Sound. Beaucoup des films de ma liste y figurent, pour les autres je cours les voir !



 

 

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10 septembre 2011

Haïkus d'été *

" Une brume épaisse,

des sapins verts.

J'avance à pas feutrés "

Zao Wouki_ 4

 

" Au milieu de nul part, de montagnes indomptables,

balancée dans le vide, par un fil invisible,

je saute "

ZAO WOU-KI (1962)

 

" Petite fleur blanche de jasmin,

tes effluves capiteuses,

rosée du matin "

Zao Wou-Ki - Abstraction (1959)

 


* Merci Dominique de clôre cette première saison avec des haïkus "de circonstances" d'un été brumeux et froid, ce que traduisent à leur manière les superbes abstractions de Zao Wou-Ki.

 


 

 

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05 septembre 2011

Survivance

endeavou01

« Cette destinée est mystérieuse pour nous car nous ne comprenons pas pourquoi les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domestiqués, les lieux secrets de la forêt lourds de l’odeur de tant d’hommes, et la vue des belles collines souillée par des fils de fer qui parlent. Où sont les fourrés profonds ? Disparus. Où est l’aigle ? Disparu. C’est la fin de la vie et le commencement de la survivance. »

Déclaration du chef indien Seattle
au président des Etats-Unis (1894)

 

 

 


 

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02 septembre 2011

Maître du monde !

Mon record : 11ème niveau sur 12 possible - A toi de jouer !  


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29 juin 2011

Rendez-vous de Juillet

Au détour d'un clic un film bavard qui laisse de belle manière transpirer une époque. Rendez-vous de Juillet (et pourquoi donc ?) de Jacques Becker, blockbuster de 1949 avec presque deux millions d'entrées dans les salles pourtant clairsemées du cinéma français d'après guerre.

Rv Juillet 1

Les trentes prochaines années sont à portée de main, il n'y a plus qu'à se baisser et le cinéma français à (re)naître ne s'en est pas privé. L'arrière boutique est encore des plus classique, le monde du théâtre et ses acteurs forcément naïfs, ses actrices bien sages aux voix trop aiguës, toutes ces portes qui claquent et ces bleuêtes intrigues amoureuses ... la comédie de boulevard et "les enfants du paradis", sans le talent d'un Lubitsch, embarrassent et fatiguent.

Baissons nous et glanons. Nous ramassons au hasard un véhicule amphibie traversant la Seine, un émetteur audio révolutionnaire, des barbus sans djellaba, pléthore de téléphones pour des ados accrocs, des groupies dans une ambiance jazzie.

Rv Juillet 2

Vous n'y êtes pas ? Mais si, Saint Germain des Près, ses caves stéréophoniques, ses poètes strabiques, ses étudiants pré-révolutionnaires à grosses montures. La "mythologie" est en marche sept ans avant sa révélation par Roland Barthes. "Les Choses" occupent désormais le devant de la scène quinze ans avant leur chosification par Georges Perec. La tribu rassemble ses premiers indigènes sous la coupe d'un Daniel Gélin lumineux anticipant de six ans l'engouement de toute une génération pour l'ethno tourisme de "Tristes Tropiques". Les filles couchent déjà pour réussir mais honteuses, n'en tirent pas encore profit. Les vertueuses s'apprètent déjà à leur céder la place ...

Rv Juillet 3

Et de penser à cette génération de "happy few" qui, bien que croisant bientôt le drame algérien et toute timorée qu'elle soit au sortir de la guerre (mais plus pour très longtemps), adopte déjà les stéréotypes  d'une société de consommation biberonnant encore et toujours les générations suivantes.

Ce film, malgré toutes ses imperfections, n'est ni plus ni moins qu'une genèse que l'on prendra plaisir à ausculter. C'est aussi le maillon permettant à deux mondes de coexister désormais plus sereinement dans nos esprits.

 

 



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20 mai 2011

Haïku de printemps *

 " Sous un ciel étoilé

de rose cerisiers

aux fleurs déjà fanées."

Hockney1991

 

" Quintessence de la beauté,

trois pivoines roses éclatées.

Je vieillis encore d'une année."

Hockney2004

 

" Douceur de la brise

parfum fugace de lilas,

des rires d'enfants résonnent en moi."

Hockney2001

 


 

* merci une fois encore Dominique pour ces doux haïkus illustrés par des tableaux du peintre David Hockney.



 

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05 mai 2011

Un bel di vedremo

  "On n’a jamais vu  un  mari étranger revenir au nid" 

   

 

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Vissi d'arte, vissi d'amore

 

 

 

 

 

  "Le baiser de la Tosca"

 

 

 

 

 

 

 


 

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18 avril 2011

Descendance

Il y a bien longtemps dans une lointaine région de notre beau pays naquit le fillot qui devint à ma compagne et moi même mon illustre descendance.

domi_oliver2

 Cette photo jaunie par les âges en porte aujourd'hui témoignage ...

  

Puis vint le temps où le fillot lui même fut en âge de nommer ses glorieux géniteurs, son trait digne du grand Léonard Picasso (ou Pablo Da Vinci) laissait augurer des meilleures auspices ...

         Maman                                                PapaO

                 maman                                                                         papa (ou l'inverse)

 

Les années passant, ce fillot si talentueux est devenu ce "teneur" de Catch au ton légèrement narquois qui s'illustre dans l'article précédent.

Devant ce destin capricieux laissons parler le grand cynique Diogène de Sinope (celui qui habitait dans une jarre à Athènes du temps de Platon) :

A qui se moquait de son père il répliquait : "N'as tu pas honte de te moquer de celui grâce à qui tu te fais une si haute idée de toi-même ?" (cité par l'autre Diogène, Diogène de Laërce dans ses "Vies et doctrines des philosophes célèbres").

A qui s'étonnait que Diogène (de Sinope) se gausse des tourments de la vie amoureuse et ne regrette point d'avoir une descendance, il expliquait dans sa "République" (ouvrage disparu mais cité par Philodème dans son ouvrage "Sur les Stoïciens") :

Comme les anciens Lacédémoniens, mettons tous nos rejetons en commun sans jamais leur révéler qui était leur père ou leur mère et sans jamais dire aux parents qui était leurs fils ou leur fille. "Nous aimerons tous les enfants d'égale façon comme si nous en étions le père et la jalousie qui survient à cause de l'adultère sera supprimée ... Seuls les sages seront citoyens, amis, familiers et libres".

Diogenes_statue

La vertue du sage devenant ainsi la seule caractéristique de l'homme et de la femme libre. Une révolution pour la Grèce antique, mais en y réfléchissant, aussi pour notre époque...

 

Alors cher fillot, imagine toi dans une cité où chacun serait ton père, ta mère ou tes enfants. Quelle belle et grande famille !

Je prends le pari que cette vision de philosophe ne t'enchante guère ... Ne sois donc pas si narquois envers ton unique père et une fois pour toute, accepte le principe que bien souvent, une faible audience, gage de qualité, vaux mieux qu'un engouement pour un sujet éphémère, appelé lui aussi à "reposer en paix, ha, ha, ha !"

C'est bien là le début de la sagesse, non ? (cela dit un habitant du Koweit a visité mon blog aujourd'hui, et puis annoncer 4 visiteurs par jour sur mon site c'est de la désinformation ! smiley1

 diogene


 

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